LES INCONVÉNIENTS POSSIBLES
Il s’agit essentiellement des cicatrices, qui font l’objet d’une surveillance attentive : il est
fréquent qu’elles prennent un aspect rosé et gonflé au cours des deuxième et troisième
mois post-opératoires ; au-delà, elles s’estompent en général progressivement pour
devenir, avec le temps, peu visibles. Elles peuvent toutefois demeurer élargies, blanches
ou au contraire brunes.
En ce qui concerne les cicatrices, il faut savoir que si elles s’estompent bien, en général,
avec le temps, elles ne sauraient disparaître complètement. À cet égard, il ne faut pas
oublier que si c’est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait de la
patiente.
Parfois, il peut persister une asymétrie des seins, qu’il s’agisse du volume, de la hauteur,
de la taille ou de l’orientation des aréoles.
Dans tous les cas, une correction chirurgicale secondaire peut être faite, mais il convient
d’attendre au moins un an ou deux.
COMPLICATIONS ENVISAGEABLES
Une plastie mammaire de réduction, bien que réalisée pour des motivations en partie
esthétique, n’es reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique
les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.
Les suites opératoires sont en général simples au décours d’une plastie mammaire.
Toutefois, des complications peuvent survenir, certaines d’ordre général, inhérentes à tout
acte chirurgical, d’autres loco-régionales sont observées surtout en cas d’hypertrophie
importante.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.
* En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation le médecin anesthésiste informera
lui-même le patient des risques anesthésiques.
* En ce qui concerne le geste chirurgicale : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié
et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques,
sans toutefois les supprimer complètement.
Rares et limités, ces risques existent cependant :
Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que
globalement très rares après ce type d’intervention, sont parmi les plus redoutables.
Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence : port de bas
anti-thrombose, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.
La survenue d’une infection nécessite un traitement antibiotique et parfois un
drainage chirurgical.
Un hématome peut nécessiter un geste d’évacuation.
Une nécrose de la peau ou de la glande, en fait rarement observée avec les
techniques modernes, peut être responsable d’un retard de cicatrisation. Cette nécrose
peut également concerner un segment ou la totalité du mamelon. Une intervention
ultérieure permettra un geste de reconstruction.
Des altérations de la sensibilité,notamment mamelonnaire peuvent être observées,
mais la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 6 à 18 mois.
Surtout l’évolution des cicatrices,peut être défavorable avec la survenue de cicatrices
hypertrophiques voire chéloïdes, d’apparition et d’évolution imprévisibles, qui peuvent
compromettre l’aspect esthétique du résultat et requièrent des traitements locaux
spécifiques souvent longs.
Désunion de la cicatrice sous l’effet d’un hématome, d’une infection ou d’une nécrose.
Asymétrie de hauteur au niveau des seins et évolution imprévisible selon un mode
large ou hypertrophique des cicatrices. Une intervention chirurgicale permet d’améliorer
cet inconvénient.
Asymétrie de hauteur, de forme, de diamètre des aréoles en effet, les cicatrices
peuvent évoluer de façon différente d’un côté ou de l’autre, responsables alors de
formes aréolaires différentes. Une correction chirurgicale peut être nécessaire.
L’évolution dans le temps est difficile à prévoir car elle dépend en effet de différents
facteurs tout à fait personnels comme l’élasticité cutanée, la tonicité glandulaire et la
réaction individuelle de chaque patiente. Ceci justifie bien évidemment un suivi tout
à fait régulier et un contrôle clinique réalisé au mieux par le praticien.
Si la plupart du temps, les suites sont simples, une complication peut toujours survenir.
Il faut absolument conserver la communication et garder le contact avec votre
chirurgien. Le fait d’avoir discuté de cette éventualité avant, permet de mieux la
comprendre et la vivre lorsque cela arrive.
Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure de la formation et la
compétence requises pour savoir limiter le risque de ces complications, et les traiter
efficacement le cas échéant . Ainsi parce que le praticien et la patiente ont un objectif
commun, une “retouche” peut se révéler utile, décision prise d’un commun accord au
cours d’un suivi qui se doit d’être régulier et effectif.
Ce capital confiance permettra au chirurgien de prendre en charge les impondérables
et de traiter cette complication. Votre opérateur souhaite encadrer au mieux l’intervention
et l’information. AFIN DE VOUS AIDER À VIVRE CE GESTE CHIRURGICAL LIBREMENT
CONSENTI DE LA MEILLEUR FAÇON POSSIBLE.
|