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PROTHÈSES MAMMAIRES et HYPOPLASIE DES SEINS ou PLASTIE D’AUGMENTATION MAMMAIRE PAR PROTHÈSES
LES INCONVÉNIENTS ET RISQUES SPÉCIFIQUES
Il est possible que la cicatrice ait une évolution anormale, sous forme d’épaississement
ou de rétraction.
Des douleurs des seins, des troubles de la sensibilité mamelonnaire sont également
possibles.
D’autre part, une insatisfaction du résultat esthétique peut motiver une réintervention
après avis du chirurgien.
Les risques spécifiques aux implants mammaires :
Ils sont de trois ordres qui varient en fonction de la nature du produit de remplissage
de l’implant (voir tableau).
Il s’agit de la formation de plis ou de vagues, de la survenue d’une contracture capsulaire
péri-prothétique et enfin du risque de rupture ou de dégonflement.
Formation de plis ou aspect de “vagues”
L’implant, pour rester souple, n’est jamais rempli sous tension. De ce fait, les plis de
l’enveloppe de la prothèse peuvent être visibles sous la peau, donnant alors un aspect
de “vagues” notamment dans les parties supérieure, externe et inférieure du sein. Cet
aspect est limité dans la partie supérieure en cas de mise en place en position rétromusculaire.
Ce phénomène est nettement plus fréquent lorsque la prothèse est remplie
de sérum physiologique, surtout si sa paroi est texturée. Il expose davantage au risque
de rupture et de dégonflement par usure prématurée de l’enveloppe au niveau d’un pli.
Contracture capsulaire et coque fibreuse
La formation d’une capsule fibreuse autour d’un implant est obligatoire. C’est une réaction
normale de l’organisme qui forme une sorte de membrane fibreuse autour de tout
corps étranger afin de l’isoler et de se protéger (“membrane ou capsule d’exclusion”).
Dans certains cas, cette membrane est le siège d’une évolution défavorable
comparable aux chéloïdes des cicatrices cutanées ou brides cicatricielles rétractiles :
elle s’épaissit, se rétracte et forme une véritable coque fibreuse autour de l’implant.
Il s’agit de la contracture capsulaire. On distingue quatre stades de fermeté qui vont de
l’aspect normal, indétectable, aux formes sévères de coques avec sein dur, rond, fixé et
parfois douloureux.
La fréquence de cette complication ne peut pas être globalement estimée puisqu’elle
varie en fonction de l’indication, du type de la prothèse et de la technique opératoire.
Cette complication est plus fréquente en cas de prothèse remplie de gel de silicone.
La coque n’augmente pas le risque de rupture mais expose à une complication d’ordre
esthétique. Une intervention chirurgicale peut corriger cette contracture par section de
la capsule (capsulotomie).
Différents auteurs ont proposé des solutions techniques pour limiter l’apparition de
cette contracture :
la position de l’implant derrière le muscle pectoral
la fabrication de parois rugueuses au niveau de la face externe de l’implant (prothèses
texturées)
Rupture et dégonflement
Un tel incident survient à la suite d’une altération de l’enveloppe de la prothèse
c’est-à-dire du contenant (élastomère de silicone). Des phénomènes de porosité,
d’ouverture punctiforme ou de véritable brèche peuvent être en cause et apparaître à
la suite d’un traumatisme violent, parfois d’un défaut de fabrication, mais surtout du
fait de l’ancienneté de la prothèse (phénomènes d’usure).
Pour une prothèse contenant du sérum physiologique, il peut aussi s’agir d’un problème
d’étanchéité de la valve de remplissage. Ce type de prothèse subit alors un dégonflement
partiel ou total, rapide ou lent.
S’il s’agit d’une prothèse pré-remplie de gel de silicone, le gel reste la plupart du temps
dans l’enveloppe fibreuse qui entoure l’implant (fuite intra-capsulaire). La fuite n’a alors
aucune traduction clinique.
Cependant, ce suintement intra-capsulaire peut favoriser l’apparition d’une coque
péri-prothétique.
Beaucoup plus rarement, en cas de brèche importante en relation avec un traumatisme
violent ou une ponction à l’aiguille, le gel s’échappe au-delà de l’enveloppe fibreuse
(rupture extra-capsulaire). En petite quantité, il peut provoquer l’apparition d’un granulome
à corps étranger sous forme de nodule (siliconome).
En cas de rupture extra-capsulaire importante (traumatisme), le gel diffuse dans les tissus
avoisinants, le sein prend une consistance très molle, des réactions inflammatoires peuvent
survenir : l’explantation chirurgicale est alors nécessaire.
D’AUTRES INCONVÉNIENTS PEUVENT ÊTRE OBSERVÉS
AVEC LES PROTHÈSES MAMMAIRES
Une asymétrie de position des implants peut apparaître secondairement si la réaction
cicatricielle interne déplace modérément l’implant. Ce déplacement dans le temps peut
s’effectuer qu’il existe ou non une coque associée. Outre la différence de hauteur des seins,
les aréoles se trouvent également à une différence de hauteur car ils sont ascensionnés
dans le même temps.
- la survenue d’une coque modifie la perception de la prothèse qui est plus palpable,
plus visible et responsable d’un désagrément pour la patiente. Il faut savoir que cette
réaction est indépendante du geste chirurgical et traduit une réaction cicatricielle différée,
aléa imprévisible et propre à chaque évolution individuelle.
Bien évidemment, une correction peut être obtenue, réalisée au mieux par un suivi
médical et par un contact permanent établi avec la praticien.
CERTAINES COMPLICATIONS SONT SPÉCIFIQUES
Mobilité de la prothèse lors des contractions du muscle pectoral
Dans certains cas, lorsque la prothèse est mise en rétro-pectoral, la contraction du
muscle mobilise également la prothèse. Ce qui explique que, lors de cette intervention,
il convient de libérer le muscle suffisamment pour laisser une certaine indépendance à
la prothèse. Cependant, la réaction cicatricielle peut enfermer la prothèse en rétromusculaire
et, dans ce cas, entraîner une disharmonie évidente, la prothèse étant
ascensionnée, mobile, externe. Une intervention chirurgicale qui permet de libérer
l’adhérence inférieure et les attaches musculaires corrige, en règle générale, ce problème.
Pli musculaire palpable
Lorsque la prothèse est en position rétro-musculaire, il arrive qu’à la contraction du
muscle, le bord inférieur du muscle appuie sur la prothèse et réalise une bride qui est
visible et inesthétique. Il s’agit là d’un inconvénient propre à la position rétro-musculaire
et qu’il est souvent préférable de laisser en l’état. Dans certains cas, la diminution de la
force musculaire peut être réalisée par voie chirurgicale limitant cet inconvénient.
Anomalie de répartition glandulaire
Dans certains cas en effet, la glande n’est pas répartie de façon homogène au niveau
du sein et elle prédomine dans le segment externe et dans le prolongement axillaire. La
lande est en position haute et il y a, en général, très peu de glande dans la région sousmammelonnaire.
Dans ce cas, lorsque la prothèse est positionnée en pré ou en
rétro-musculaire, la différence de volume glandulaire se voit nettement et un véritable
pli glandulaire apparaît, séparant la glande dans le segment supérieur et la prothèse
quasiment sous-cutanée dans le segment inférieur. Il est parfois possible d’atténuer cet
inconvénient par une intervention secondaire et une répartition différente du segment
glandulaire, en réalisant une translation du segment externe vers le segment inférieur.
Ces différents inconvénients sont dus à des anatomies spécifiques et liés davantage à
la morphologie de la patiente qu’à l’intervention elle-même. Ce qui explique que pour
toute intervention en chirurgie esthétique, en particulier pour les interventions avec les
prothèses mammaires, chaque patiente peut réagir de façon personnelle et différente,
indépendamment du geste chirurgical qui peut, par ailleurs, avoir été réalisé le plus
correctement possible. Ceci justifie les contrôles réguliers et la compréhension, de la
part de la patiente, de ces évolutions imprévisibles qui font partie de la réflexion avant
une décision opératoire.
LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES
L’augmentation mammaire par prothèse, bien que réalisée pour des motivations
essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale,
ce qui implique des risques liés à tout acte médical aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera
lui-même la patiente des risques anesthésiques.
En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié
et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques
sans toutefois les supprimer complètement.
Les suites opératoires sont en général simples au décours d’une augmentation mammaire
par prothèses. Toutefois, des complications peuvent survenir, certaines inhérentes à
l’ensemble des interventions de chirurgie mammaire, d’autres liées à la mise en place
d’un corps étranger dans le sein : les risques spécifiques aux implants mammaires.
Les complications inhérentes à l’ensemble des interventions de chirurgie mammaire :
La survenue d’une infection nécessite un traitement antibiotique et parfois un
drainage chirurgical.
Un hématome peut nécessiter un geste d’évacuation.
Des altérations de la sensibilité, notamment mamelonnaire peuvent être observées,
mais la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 6 à 18 mois.
Désunion de la cicatrice, sous l’effet d’un hématome, d’une infection ou d’une
nécrose.
Exposition de la prothèse, ce qui nécessite une intervention pour retirer l’implant.
Asymétrie de hauteur au niveau des seins et évolution imprévisible selon un mode large ou hypertrophique des cicatrices. Une intervention chirurgicale permet d’améliorer cet inconvénient.
Asymétrie de hauteur, de forme, de diamètre des aréoles en effet, les cicatrices peuvent évoluer de façon différente d’un côté ou de l’autre, responsables alors de formes aréolaires différentes. Une correction chirurgicale peut être nécessaire.
L’évolution dans le temps est difficile à prévoir car elle dépend en effet de différents
facteurs tout à fait personnels comme à prévoir car elle dépend en effet de différents
facteurs tout à fait personnels comme l’élasticité cutanée, la tonicité glandulaire et la
réaction individuelle de chaque patiente. Ceci justifie bien évidemment un suivi tout à
fait régulier et un contrôle clinique réalisé au mieux par le praticien.
Surtout l’évolution des cicatrices peut être défavorable avec la survenue de cicatrices
hypertrophiques voire chéloïdes, d’apparition et d’évolution imprévisibles, qui peuvent
compromettre l’aspect esthétique du résultat et requièrent des traitements locaux
spécifiques souvent longs.
Si la plupart du temps, les suites sont simples, une complication peut toujours survenir.
Il faut absolument conserver la communication et garder le contact avec votre
chirurgien. Le fait d’avoir discuté de cette éventualité avant, permet de mieux la
comprendre et la vivre lorsque cela arrive.
Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure de la formation et la
compétence requises pour savoir limiter le risque de ces complications, et les traiter
efficacement le cas échéant. Ainsi parce que le praticien et la patiente ont un objectif
commun, une “retouche” peut se révéler utile, décision prise d’un commun accord au
cours d’un suivi qui se doit d’être régulier et effectif.
Ce capital confiance permettra au chirurgien de prendre en charge les impondérables
et de traiter cette complication. Votre opérateur souhaite encadrer au mieux l’intervention
et l’information, AFIN DE VOUS AIDER À VIVRE CE GESTE CHIRURGICAL LIBREMENT
CONSENTI DE LA MEILLEURE FAÇON POSSIBLE.
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