Lipomodelage ou injection de graisse

Outre l’augmentation des seins par implants ou prothèses mammaires, il existe une alternative naturelle : le lipomodelage.
Cette technique innovante consiste à réinjecter à la patiente sa propre graisse. Ainsi, le résultat est naturel et très bien accepté par l’organisme qui ne fait aucun rejet.

Le lipomodelage des seins ou augmentation par injection de graisse

Cette méthode est assez récente mais elle possède diverses appellations. Ainsi on peut la trouver sous : lipostructure ou bien encore lipofilling des seins. Cela dit, tous ces termes désignent la même intervention : un transfert de tissu adipeux autologue. C’est à dire que l’on greffe d’un point A à un point B sur une même personne des tissus graisseux par injection.

Harmonisation des volumes

Cette intervention est classée parmi les (petites) augmentations mammaires mais concerne également la reconstruction de la poitrine. En effet, l’injection de graisse va permettre de rétablir des volume pour harmoniser les seins avec la morphologie de la patiente. Le lipomodelage est une intervention localisée et dont le but est de corriger avec un rendu naturelle. Elle est fréquemment utilisée pour regalber légèrement un décolleté.
Aussi il faut savoir qu’une augmentation de taille de bonnet n’est pas possible avec ce principe. Il faudra dans ce cas s’orienter vers la pose d’implants classiques.

Correction d’une malformation

Du fait de sa discrétion, cette méthode est utilisée pour corriger les asymétries mammaires ou les malformations comme les seins tubéreux ou encore le syndrome de Poland. De par son rendu naturel, cette solution est proposée aux jeunes filles pour lesquelles la chirurgie esthétique n’est pas recommandé (il vaut mieux attendre la fin de la croissance). Cette méthode est aussi utilisée après la période d’allaitement ou un fort amaigrissement pour harmoniser le sein devenu tombant et « vidé ».

Précautions

  • Pour pouvoir bénéficier de cette technique de restructuration mammaire, il faut disposer d’un capital adipeux suffisant. Il est impossible de prélever de la graisse dans de bonnes conditions sur une personne trop mince.
  • D’une pierre deux coups, cette opération permet de délocaliser de légères surcharges graisseuses. C’est même le principal atout de cette intervention pour une personne trouvant certaines de ses courbes disharmonieuses.
  • Il est recommandé de passer quelques examens cliniques (IRM, mammographie, échographie)  au préalable. Ainsi, le chirurgien réalisera l’opération en toute maîtrise de son support.
  • En fonction de l’âge de la patiente, le médecin esthétique fait signer une décharge comme quoi la patiente s’engage à effectuer un suivi régulier. Des examens de contrôle sont nécessaires pour vérifier si l’injection est bien tolérée et qu’il n’y a aucun désagrément. Le premier suivi est à faire 6 mois après l’intervention, puis 1 an, 2 ans, 3 ans et ensuite régulièrement.
  • La SFCP (Société Française de Chirurgie Plastique) recommande de réaliser cette intervention sur les femmes âgées de moins de 35 ans. Bien que la notion d’âge soit considérée au cas par cas en fonction des antécédents, l’apparition de cancer du sein arrivant après 35 ans a permis de fixer un âge « recommandé ». Bien sûr, des femmes plus âgées peuvent avoir recours à cette augmentation.

Le cancer du sein

Bien qu’aucune causalité ne soit établie entre les tumeurs du cancer du sein et l’injection de graisse, les antécédents familiaux sont étudiés avant chaque intervention. Ainsi, aucune intervention d’injection de graisse autologue ne sera réalisée sur une personne sujette au cancer du sein. Le risque serait de créer des confusions en déplaçant la masse graisseuse d’un endroit à un autre et ainsi de fausser les résultats de dépistage.
La lipostructure est par contre très utilisée dans la reconstruction de la poitrine après un cancer du sein.

Un diagnostic simplifié

Toujours dans le but de ne pas fausser un dépistage de cancer du sein, le lipomodelage est fait dans les règles de l’art par un médecin expérimenté. Ainsi, impossible de confondre certaines tâches résiduelles avec des tumeurs à la radiographie.
Quelques calcifications peuvent apparaître sur la mammographie suivant l’intervention. Ce sont des masse de calcaire liées à la cicatrisation des tissus (macro et microcalifications). Le radiologue n’aura aucun problème pour les différencier des zones possiblement cancéreuses.

L’intervention de lipomodelage

Quelques informations pratiques à savoir
– Dans le cadre d’un restructuration de la poitrine, cette intervention n’est qu’esthétique et donc non remboursée par l’assurance maladie.
– Une hospitalisation de 24 heures est nécessaire puisque de la graisse est prélevée (fesses, hanches, abdomen, face interne des genoux, culotte de cheval).
– L’anesthésie est générale et peut durer jusqu’à 4h.

Traitement de la graisse

Avant d’être greffée, la graisse prélevée est purifiée pour ne préserver que les cellules graisseuses intactes. La graisse est ensuite injectée par des canules (comme pour une liposuccion) à travers une incision de 1 à 2 centimètres. Ainsi le chirurgien créé un réseau tridimensionnel dans lequel sont injectées des micro particules de graisse entre les côtes et la peau.

Apparence post opératoire

Si après l’opération, le volume de la poitrine parait important, il faut prendre en considération qu’au moment du résultat final 50% du volume greffé se sera dissipé. En effet, entre l’œdème post opératoire et 30% du volume de greffe qui ne prend pas, il ne faut pas se fier à l’aspect gonflé du réveil.

Une prothèse vivante

Contrairement aux implants mammaires, les injections évoluent avec le corps de la patiente. Ainsi, si elle maigrit, les cellules graisseuses diminueront et donc le volume de ses seins aussi.

Après l’augmentation

Les douleurs post opératoires sont faibles, quand il y en a, elles se trouvent au niveau des zones de prélèvements. Les seins seront douloureux pendant 48h et tous les œdèmes disparaissent en 3 mois maximum, le temps de cicatriser. Les ecchymoses (bleus) quant à eux mettent une vingtaine de jours à disparaître sur les endroits où la graisse à été prélevée. Il est également normal de ressentir une fatigue physique pendant les 2 semaines qui suivent l’intervention. Tout dépend du volume des prélèvements graisseux.

Un résultat toujours satisfaisant

Si l’intervention a bien été définie par le chirurgien la patiente sera toujours ravie du résultat. En effet, voir sa poitrine regalbée et en plus ses courbes affinées par la lipoaspiration de sa silhouette est une agréable surprise. Si toutefois la patiente veut refaire une séance de lipomodelage quelques mois plus tard, c’est envisageable en fonction de sa masse adipeuse.